Profondément attachée à la culture bretonne, j’ai imaginé ce triptyque comme une déclinaison du drapeau breton. Il m’ a aussi été inspiré par les recherches que j’ai menées sur le triskell.
En chinant chez un brocanteur, j’ai déniché de vieilles perles de jais et de nacre provenant de costumes bretons abîmés. Il était donc évident que je les réutilise dans une œuvre rappelant leur première vie. La broderie est réalisée au crochet de Lunéville sur de la moire.
Le triskell est le symbole le plus emblématique de la culture celte. Il provient du mot « triskèles » signifiant 3 jambes. Il est né au milieu du IV siècle avant JC grâce à la construction de courbes et contre-courbes. Ses trois spirales, entrainées dans un mouvement giratoire, font penser à une idée de mouvement, celui de la course. Une des interprétations des trois étapes de la vie: enfance, vie adulte, vieillesse.
L’idée d’associer à ce triskell deux hermines est venue de la consultation du livre de Michel Le Gallo « Le grand livre des motifs bretons et celtiques » chez Coop Breizh. Les hermines sont des hermines « Nativité », c’est à dire petite hermine blanche contre grande hermine noire telle une vierge à l’enfant ou une mère à l’enfant. Je restais dans le cercle de la vie…